• Atago-jinja 愛宕神社 est une des annexes du temple du même nom situé à Kyoto.
    Il est sensé abriter un kami nommé Atago Gongen
    愛宕権現. C'est un avatar local du bodhisattva Jizô, parfois appelé Shôgun Jizô (celui qui donne la victoire). Le temple de Tokyo fut fondé en 1603 par Tokugawa Ieyasu qui établit ce temple au somment de la colline pour ce dieu qu'il vénérait particulièrement. Si ce kami protège des incendies, il est aussi très apprécié de la classe militaire car c'est aussi un dieu guerrier. Ce serait grâce à lui qu'il finit vainqueur de la bataille de Sekigahara.


    Une légende est liée à la pente des hommes, otoko no zaka. Alors qu'il avait rendu hommage à Hidetada, le shôgun Iemitsu aperçut au sommet d'Atago un grand prunier en fleur. Il proposa à ses guerriers de gravir à cheval l'escalier et de couper une branche en guise de preuve de leur exploit. Un seul y parvint : Magaki Heikuro 曲垣平九郎.
    Depuis, d'autres s'y risquèrent et il y eut trois autres succès : en 1882, 1925 et 1982.

    Il existe aussi un rituel qui s'appelle Sennichi-môde 千日詣で (le pèlerinage des 1000 jours). Avant ce pèlerinage durait environ trois ans, mais à Edo tout fut simplifié : une seule visite dans un monastère suffisait pour valider le pèlerinage. Il y avait deux endroits dans la capitale pour cela : Sensô-ji et Atago-jinja.


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  • 寒参り Kan-mairi, c'est la visite d'un temple en hiver.

    Cette forme d'ascèse fut, au début, pratiquée par les moines. Ils commençaient par des ablutions à l'eau froide puis défilaient dans les rues couverts de légers vêtements de toile tout en chantant des prières.


    Ensuite, la pratique devint surtout populaire auprès des citoyens, en particulier les artisans. Kan-mairi devint une étape obligatoire pour tout apprenti. Durant 30 jours en hiver, vêtu d'un pagne et nu-pied, ils devaient se rendre à l'aube au sanctuaire où ils accomplissaient des rites de purification par des ablutions à l'eau froide. Dans la rue, ils récitaient des prières rythmées au son des clochettes et s'éclairaient à l'aide d'une lanterne de papier.


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  • NichirenNishiren Daishônin, Nishiren Shônin ou Nichiren (日蓮) né le 16 février 1222 - mort le 13 octobre 1282.

    Moine bouddhiste du 13ème s. fondateur d'une école bouddhiste qui porte son nom. Son enseignement repose sur la foi envers le sûtra du lotus (Myôhô Renge kyô) qui contient les enseignements du Bouddha Shâkyamuni, seul d'après lui à mener à l'Eveil.

    Aujourd'hui de nombreuses branches de son école existent : entre autres Nichiren Shû, Nichiren Shôshû ou Sôkka Gakkai.

    Très virulent envers les autres écoles, il s'attira souvent les foudres des autorités et échappa souvent à des exécutions. Il fut d'ailleurs contraint à s'exiler à de nombreuses reprises. Cependant, il avait également beaucoup d'empathie pour le peuple, quelle que soit la classe des gens ou leur genre car ses écrits s'adressaient également aux femmes.


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  • Le Jôdo-shû (浄土宗 école de la Terre pure) est une école du bouddhisme japonais fondée en 1175 par Hônen, un moine issu originellement de l'école Tendai.

    Il visait à propager les enseignements du bouddhisme, jusque là réservés à l'élite, au plus grand nombre afin que tous puissent bénéficier du salut.

    L'école prêche le Senju Nembutsu, c'est-à-dire la répétition du nom du Bouddha Amitâbha (ou Amida) qui permettrait à tous, sans restriction de renaître après leur mort dans la Terre pure grâce à la compassion du Bouddha Amitâbha.

    Aujourd'hui, c'est la forme de bouddhisme la plus répandue au Japon avec l'école Jôdo Shinshû.


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